Bijoux XIXe, un siècle d’évolutions

Au cours du XIXe siècle, avec le développement de la bourgeoisie, on assiste à une augmentation notable de la demande pour les objets précieux : bagues, broches, bracelets, sautoirs, boucles d’oreilles… Les femmes élégantes se plaisent à porter des parures avec collier ou, lorsque leurs moyens financiers ne leur permettent pas, des demi-parures qui se limitent à la broches et aux boucles d’oreilles. Pendant la première partie du siècle, le style des bijoux reste classique, dans la lignée des bijoux Premier Empire, avec notamment l’incontournable pierre de couleur entourée de diamants. Les parures serties de camées et les sautoirs connaissent une vogue certaine, tout comme le style antique qui se retrouve dans les boucles d’oreilles inspirées de la Rome Antique. Les bracelets, parfois portés par paire afin d’habiller chaque bras, sont également très prisés. Un peu plus tard, le retour en grâce du Moyen Âge et de la Renaissance dans la peinture et la littérature (Notre-Dame de Paris de Victor Hugo parait en 1831) conduit les bijoutiers à redécouvrir des techniques quelque peu délaissées, tel l’émail. Ainsi, les créateurs (dont Alphonse Fouquet est l’un des plus éminent) utilisent l’émail pour réaliser des portraits de femmes ou d’animaux fantastiques, souvent sur des bijoux de grande taille. La vogue de l’émail perdurera avec le japonisme à la fin du XIXe siècle, comme en témoignent les bijoux en émail cloisonné de Lucien et Alexis Falize, et même au début du XXe siècle avec les superbes créations de René Lalique.

Bijoux XIXe, matériaux et techniques

Au tout début du XIXe siècle, deux techniques essentielles de la bijouterie moderne apparaissent : la création du serti griffe et serti ouvert, et la découverte du bain d’électrolyse par le chimiste italien Luigi Valentino Brugnatelli. En Allemagne, apparait une nouvelle mode : les bijoux en fer. Les fondeurs de la fabrique royale à Berlin lance la première production en 1804. Napoléon rapportera les moules des médaillons au retour de ses conquêtes et la mode du bijou en fer gagnera la France. Les élégantes apprécient particulièrement le contraste entre les éléments noirs du bijou et la blancheur de leur peau. Une production qui préfigure les évolutions apportées par la révolution industrielle, notamment avec la mise au point du maillechort (alliage de cuivre, nickel, zinc) au début des années 1820 par Maillet et Chorier, deux ouvriers métallurgistes lyonnais. Néanmoins, ce matériau sera exclusivement utilisé pour la fabrication de petite bijouterie ou bijoux fantaisie. Certains bijoutiers utilisent le Similor qui est en fait un laiton doré. Mais la bijouterie de qualité utilise toujours les matériaux précieux nobles, au premier rang desquels l’or. Le platine commence à faire son apparition au milieu du XIXe siècle mais sans connaître le même engouement qu’à la période art déco. Certainement en raison de la difficulté à travailler ce matériau.  

Bijoux XIXe, le diamant prend son envol

Une évolution majeure dans le domaine de la bijouterie joaillerie voit le jour avec la découverte des mines de diamants du Cap (Afrique du Sud) en 1867. Jamais une telle quantité de diamants n’a été disponible sur le marché, ce qui pousse les bijoutiers à décliner leurs gammes pour satisfaire les différents segments de clientèle. Les bijoux en diamants qui étaient réservés à une petite élite aristocratique touchent désormais la bourgeoisie. Le diamant s’impose également en profitant du développement technologique. En effet, les joailliers remarquent que cette pierre brille particulièrement sous l’effet de la lumière artificielle. Et justement, la lumière électrique se développe considérablement dans la seconde partie du XIXe siècle. Le diamant, associé ou à des pierres précieuses de couleur (saphirs, rubis, émeraudes), sera donc la pierre idéale pour fabriquer des bijoux d’apparat et de soirée. 

Bijoux XIXe, les bijoux de deuil

Alors que la photographie en est encore à ses balbutiements, il est assez fréquent au XIXe siècle de porter une mèche d’un défunt sur soi. Souvent, les cheveux sont tressés avec du fil d’or puis placés dans une bague, une broche… En Angleterre, la reine Victoria relance cette mode après la disparition du Prince Albert en 1861. Cependant, le développement de la photographie et sa démocratisation conduiront à l’abandon progressif de ce style de bijou. A partir de la fin du XIX siècle, le public adopte de plus en plus le médaillon renfermant une photo du défunt.  

Bijoux fin XIXe, vers l’art nouveau et l’art déco

La fin du XIXe siècle est caractérisée par la création de bijoux de style Napoléon III. Les broches tremblantes et colliers mêlaient souvent l’or et l’argent et étaient sertis de pierres précieuses ainsi que de diamants asymétriques, telle la rose de diamant. Les bracelets rigides ciselés sont un autre bijou typique de cette période et comportent de l’émail bleu ou noir et des perles fines. Entièrement fabriquées à la main, ces petites œuvres sont le résultat d’un travail bijoutier exceptionnel qui culminera avec l’art nouveau et l’art déco, au début du XXe siècle.

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