La rue des Martyrs

La rue des Martyrs s’élance de l’église Notre-Dame de Lorette, dans le 9e arrondissement pour venir se terminer à quelques dizaines de mètres de la Butte Montmartre, dans le 18e arrondissement. En remontant cette rue emblématique, le promeneur ne sait plus où donner de la tête, tant les commerces de bouche de qualité sont nombreux, boulangers, fromagers, traiteurs, poissonniers… Une profusion toute aussi impressionnante du côté des magasins de mode, coiffeurs, opticiens et, bien entendu, la bijouterie Bottazzi Blondeel, installée au 41 rue des Martyrs depuis le début des années 2000.

Rue des Martyrs, une rue pas comme les autres

Vous souhaitez vous diriger vers la Butte Montmartre en partant du centre de Paris ? La rue des Martyrs s’impose comme la voie idéale pour accéder à la fameuse basilique qui domine le Nord de la Capitale. La légende dit que Saint Denis, premier évêque de Paris, et ses compagnons subirent le martyr de la décapitation à Montmartre, événement qui explique le nom donné à cette rue qui monte sans discontinuer sur près de 900m. Depuis cette époque lointaine, la rue des Martyrs est devenue un haut lieu de la vie parisienne, notamment parce qu’elle traverse le fameux quartier animé de Pigalle, réputé pour son intense vie nocturne.

bijouterie paris


La rue des Martyrs et la vie parisienne

Est-ce la proximité de Pigalle ? Toujours est-il que la rue des Martyrs a toujours été une rue liée aux plaisirs. Plaisirs des sens avec la fameuse maison close (Hygiène-Massages) située au n°8, rendez-vous galant très prisé des notables, bourgeois, hommes politiques, jusqu’à la seconde guerre mondiale. C’est à cette adresse que le sénateur Antonin Dubost passa de vie à trépas en 1921 ! En remontant légèrement la rue, au n°10, il suffit de traverser la rue Hyppolite Lebas et de se retourner pour découvrir, sur le pignon de l’immeuble en hauteur, deux réclames de grand format pour la peinture Ripolin et la liqueur Bénédictine. Toutes deux datent de 1908 et sont signées Defoly. Protégées par des bâches transparentes, les murs étant hélas régulièrement tagués, elles sont inscrites au titre des monuments historiques, ce qui est unique en France. Ces réclames illustrent à merveille la vocation commerçante de la rue des Martyrs.

La rue des Martyrs et les cabarets Michou, Madame Arthur…

Autres lieux de plaisirs, les fameux cabarets. Le plus ancien est Madame Arthur, situé au 75bis de la rue des Martyrs, côté 18e arrondissement. Ouvert en 1946, il est alors le premier cabaret travesti de la ville lumière. De nombreux artistes transgenres de renom s’y produisent avant que les portes ne ferment pour de longues années. Le cabaret Madame Arthur ne rouvrira qu’à la fin de l’année 2015, après d’importants travaux de rénovation. Le cabaret Chez Michou, situé au 80 rue des Martyrs, est dirigé par Michou (de son vrai nom Michel Catty), personnage emblématique de Montmartre, reconnaissable au premier coup d’œil avec son total look bleu. Chez Michou a bâti son succès sur le concept cabaret-restaurant-spectacle. Une fois le dîner achevé, le public profite d’un show parfaitement orchestré, mettant en scène des travestis soigneusement maquillés qui reprennent les tubes d’icônes de la chanson française, telles Dalida ou Edith Piaf.

La rue des Martyrs, le commerce célébrée

La rue des Martyrs, c’est aussi la rue de la gastronomie sur la rive droite de la Capitale. Pour les amateurs de bonne chère, c’est un avant-goût du paradis avant d’atteindre les cîmes de la Basilique du Sacré-Cœur, tout en haut de la butte Montmartre. Primeurs, poissonniers, boucherie, fromagers, caves à vins et à bières, cafés, bars… Les haltes-gourmandes ne manquent pas. Il sera difficile de résister à la tentation ! La canicule sévit ? Une halte chez Glazed, au 54 rue des Martyrs, s’impose pour se rafraichir avec des glaces et sorbets aux parfums décalés mais avec des ingrédients de première qualité. Les températures flirtent avec le 0° ? Une gaufre du comptoir belge, au 58 rue des Martyrs, vous réchauffera à point nommé avant de reprendre votre balade. Ce comptoir à gaufres artisanal est une mini enclave belge au cœur de Paris avec ses fameuse pâtisseries liégeoises.

La rue des Martyrs et l’art de vivre

La rue des Martyrs c’est aussi le lieu pour prendre soin de soi avec des artisans réputés, comme le coiffeur Alvarez, installé au 41 rue des Martyrs depuis 1993. Ce salon qui propose coiffure et soins esthétiques offrent des prestations haut de gamme
dans un lieu récemment rénové, à la décoration particulièrement soignée. Tout a été conçu pour assurer à la clientèle la plus belle expérience possible. Une petite faim en sortant de chez Alvarez ? Il suffit de faire quelques mètres pour prendre table à la Belle Maison, au 4 rue de Navarin, Paris 9. Ce restaurant magnifie les produits de la mer dans une cuisine pleine de saveurs et d’inventivité. Une étape gourmande vivement conseillée lors de votre périple dans le quartier de la rue des Martyrs. Et pour le plaisir des yeux, la bijouterie Bottazzi Blondeel sera ravie de vous accueillir au 41 rue des Martyrs pour vous faire découvrir ses collections de bijoux anciens et vintage, bagues, bracelets, colliers et pendentifs, montres de marques… Solitaires diamants, saphirs naturels de Ceylan, rubis birmans non chauffés, bagues vintage et art déco vous attendent. Après le plaisir des papilles, place au plaisir des pupilles.